Elle te regarde avec ses grands yeux et son sourire fixe. Ce chat rouge sur fond blanc, c’est la patte immédiatement reconnaissable d’Ingela P Arrhenius. Une assiette qui ne cherche pas à faire sobre : elle veut que tu souries en attrapant les pâtes. Et si tu as des enfants, tu sais déjà que la vaisselle qui reste entière après trois chutes vaut mieux qu’un service en porcelaine regardé de loin.
On l’a testée, fourchette en main, compote sur la nappe. Elle a tenu.
La mélamine, c’est le matériau qu’on adore snober (et qu’on a tort d’ignorer)
C’est un réflexe : quand on pense « belle vaisselle », on imagine du grès, de la faïence, du verre soufflé. La mélamine traîne une réputation de plastique de cantine, de pique-nique jetable. Pourtant, c’est exactement le genre de matériau qui mérite une seconde chance.
D’abord, elle ne craint pas les chutes sur un sol dur. Pas d’éclat, pas de fêlure qui finira en fissure. Ensuite, elle passe au lave-vaisselle sans perdre ses couleurs. Le motif imprimé ne s’efface pas au bout de trois lavages, ce qui arrive souvent avec des décors mal fixés. Enfin, elle est légère : un enfant de deux ans la porte sans drame du plan de travail à la table.
⚠️ Attention : ne passe jamais une assiette en mélamine au micro-ondes. La chaleur intense peut déformer la résine et relâcher des substances que tu ne veux pas dans tes aliments. C’est la règle d’or, commune à toute la vaisselle en mélamine, pas un défaut de ce modèle.
Si tu as un jour posé un bol en mélamine sur un radiateur brûlant, tu sais déjà que ça finit en galette gondolée. Pour le reste, c’est increvable.
Un chat qui ne dort jamais (et qui rend le repas plus joyeux)
Le motif n’est pas anodin. Ingela P Arrhenius travaille depuis des années des illustrations au style rétro assumé, avec des couleurs vives et des animaux à l’air bienveillant. Ce chat rouge, on le retrouve sur des bols, des coquetiers, des couverts de la même collection. Il a cette faculté de plaire aux petits sans infantile absolu, et de faire sourire les grands sans basculer dans le kitsch.
L’assiette fait environ vingt centimètres de diamètre. Une taille standard qui accueille aussi bien un goûter qu’une salade composée. Le fond blanc fait ressortir le dessin, et le rouge ne bave pas dans les tons environnants : il reste net, même après des dizaines de passages au lave-vaisselle.
Parce qu’on a tous chez soi ce mug rigolo acheté sur un marché qui est devenu un vague fantôme après un an de lavage. Ici, le chat tient la route. On peut se moquer des tests de résistance en laboratoire : en vrai, le seul crash test qui vaille, c’est trois ans de vie de famille et une tour infernale d’assiettes dans l’égouttoir.
Quand ta cuisine vit au rythme des enfants (et des coups de pied dans la chaise)
Si tu es en train de refaire ta cuisine ou de repenser la manière dont tu reçois, la vaisselle fait partie du mobilier décisionnel. Une assiette cassée un dimanche midi, c’est un éclat de plus dans le tiroir à déchets et une excuse pour acheter un service complet alors qu’une seule manque. La mélamine enraye ce cycle.
Elle absorbe les chocs parce qu’elle est conçue pour. L’arête est ronde, le toucher doux, sans accroche. Les couteaux à steak ne la rayent pas trop vite si on ne force pas comme un bourrin, et même rayée, elle garde sa personnalité. Le défaut d’aujourd’hui, c’est la patine de demain.
Là où un service en grès peut devenir source d’angoisse quand les copains débarquent avec leurs bambins, cette assiette invite à la décontraction. On pose tout sur la table, on ne compte pas les assiettes qui tintent. Et si l’un des invités en envoie une valdinguer, personne ne retient son souffle.
Une touche de couleur qui fait le lien entre le mur et la table
Le rouge de ce chat n’est pas un rouge agressif. C’est un rouge primaire légèrement rétro, celui qu’on imaginerait sur une affiche des années cinquante. Il dialogue bien avec des tons neutres, un plan de travail en bois brut ou une nappe à carreaux. Si tu as osé une peinture un peu vive sur un pan de mur de ta salle à manger, l’assiette peut faire le rappel sans qu’on ait l’impression d’avoir trop calculé.
La magie de ce design suédois, c’est qu’il fonctionne par contraste. Une table sombre fait éclater le motif ; un intérieur blanc le rend presque flottant. On peut aussi accumuler plusieurs animaux de la collection et composer une table arc-en-ciel : un chat rouge, un chien jaune, un ours bleu. Le mélange devient un vrai parti pris, sans être criard.
Cette approche d’accumulation éclectique a un autre avantage : elle évite l’écueil du set de vaisselle trop parfait qu’on ose à peine utiliser. Une assiette dépareillée, c’est une assiette qui vit. Et une assiette qui vit, c’est une assiette qu’on n’hésite pas à poser sur la table du déjeuner, même si le voisin vient de peindre le plafond et qu’il reste un peu de poussière.
Ce qu’elle ne supporte pas (et ce n’est pas grand-chose)
On l’a dit : pas de micro-ondes. Mais il y a deux autres précautions à connaître.
La première, c’est le couteau qui scie. La mélamine n’est pas un billot de boucher : trancher énergiquement une croûte de pain peut laisser des marques superficielles qui, à la longue, ternissent le décor. Une lame dentelée tenue avec bon sens, en revanche, ne posera aucun problème.
La seconde, c’est le stockage à la sauvage. Empilées sans précaution, les assiettes peuvent frotter et user le motif en périphérie. Un simple intercalaire en feutrine ou une feuille de papier cuisson suffit à éviter les micro-rayures. On parle d’un geste qui prend deux secondes quand on range le placard, mais qui prolonge la vie du dessin de plusieurs années.
Pourquoi le design suédois n’a pas besoin d’être fragile pour être beau
Il y a une idée tenace que les beaux objets sont fragiles. Ingela P Arrhenius démontre le contraire : son trait épuré, ses couleurs franches et son goût pour les animaux souriants fonctionnent aussi bien sur du papier, du bois ou de la résine. La mélamine n’enlève rien à la qualité du dessin. Elle lui offre juste une durée de vie qu’un bol en céramique émaillée ne garantit pas.
L’assiette chat rouge n’est pas un gadget. C’est un objet de design démocratique, qui assume sa fonction première sans se prendre au sérieux, et qui accompagne les repas pendant des années. On ne l’expose pas sur une étagère, on la salit de sauce tomate. Et c’est pour ça qu’on l’aime.
Questions fréquentes
Peut-on utiliser cette assiette pour des aliments chauds ?
Oui, la mélamine supporte la chaleur des aliments jusqu’à environ 70°C sans se déformer. Une soupe fumante ne pose aucun souci. Il suffit de ne pas la poser directement sur une plaque de cuisson ou de verser de l’huile bouillante dedans, ce qui n’arrive pas au petit déjeuner.
Le motif contient-il des substances nocives pour les enfants ?
Les assiettes de cette collection respectent les normes européennes en vigueur pour la vaisselle destinée à l’usage alimentaire. La mélamine utilisée est sans BPA et certifiée sans danger pour le contact avec les aliments, dans des conditions normales d’utilisation.
Existe-t-il d’autres animaux dans la même gamme ?
La collection Ingela P Arrhenius pour OMM Design comprend plusieurs assiettes, bols et coquetiers ornés d’animaux variés. Le chat rouge n’est qu’une pièce d’un bestiaire qui invite au mélange et aux combinaisons personnelles.
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