Une illustratrice dans ton placard
Ce n’est pas une assiette pour enfants. C’est une assiette, point. Le renard qui te regarde depuis le fond vert menthe, en plein milieu de la table, a dessiné Ingela P. Arrhenius, une illustratrice suédoise dont le trait traverse les générations depuis plus de trente ans. Elle a croqué des chats, des oiseaux et des personnages pour des livres, des affiches et de la vaisselle, avec ce mélange de rondeur vintage et de simplicité graphique qui fait que même un renard stylisé ne paraît jamais mièvre.
Poser cette assiette sur la table, c’est inviter un petit bout de dessin dans le quotidien. Pas un dessin qu’on encadre dans la chambre du petit dernier. Un dessin qu’on salit, qu’on passe sous l’eau, qu’on empile après le dîner et qui revient le lendemain matin pour le pain grillé. C’est cette promesse-là : du joli qu’on ne protège pas. Du joli qui vit.
La mélamine, cette mal-aimée
Une assiette en mélamine, ça éveille des soupçons. On l’associe au plastique de cantine, aux repas sous tente, au camp d’été. C’est vrai que la mélamine n’a pas la noblesse du grès, ni le claquement minéral de la porcelaine. C’est une résine thermodurcissable qu’on moule sous pression, un matériau que la chaleur ne ramollit pas une fois durci. Elle est légère, presque incassable, insensible aux taches quand la surface est bien lisse.
Ce qu’on oublie, c’est que dans une cuisine qui vit, celle où l’on cuisine, où les enfants attrapent leur bol tout seuls, où les assiettes s’entrechoquent dans l’évier, la mélamine a une place. Pas celle de la vaisselle du dimanche, non. Celle de tous les jours, celle qui tombe sans éclater, celle qu’on ne remplace pas tous les trois mois. Un meuble, ça se garde. Une assiette aussi, si on choisit le bon matériau pour le bon usage.
Le réflexe, c’est de juger une assiette à son prestige : le grès vaut mieux que la résine, la porcelaine vaut mieux que le grès, et la mélamine ferme la marche. Sauf qu’on ne mange pas dans une échelle de noblesse, on mange dans ce qui tient le choc du mardi soir. Une porcelaine fine qu’on n’ose pas confier aux enfants finit au placard, sortie deux fois l’an, intacte et inutile. Une mélamine qui encaisse, qui passe de main en main, qui ressort chaque matin, fait son travail. La vraie question n’est pas sa noblesse, c’est son usage. Une belle vaisselle qu’on protège de la vie ne soigne pas une table, elle l’encombre.
Ce qu’elle supporte sans broncher
Teste. Fais glisser l’assiette du bord de la table sur un carrelage. Rien. Le coin reçoit une micro-bavure ? On ponce au papier très fin et la surface redevient lisse. La mélamine supporte la chute qu’une faïence ne pardonne jamais. C’est la raison première pour laquelle on l’adopte.
Pose dessus une louche de sauce tomate bien grasse. Laisse reposer le temps de finir ton pain. Passage au lave-vaisselle à 45 °C, et le renard ressort vert menthe, sans souvenir de la bataille. Les pigments de l’impression sont protégés sous une couche de résine, et la matière ne retient pas les odeurs. Tu peux y déposer du chou-fleur rôti, du citron ou du curry. Le lendemain, elle sent le propre, pas le tiroir à épices.
Et la chaleur ? Là, nuance. La mélamine supporte des aliments jusqu’à 70 °C sans broncher ni se déformer. Une soupe chaude, un thé brûlant versé directement ? Non. Une purée fumante que tu viens de mouliner, oui, à condition de ne pas la laisser stagner avant de la porter à table. C’est une assiette de service, pas un plat de cuisson. Le quotidien la malmène sans lui faire peur.
Ce qui la fout en l’air
Le micro-ondes. Le four. La plaque électrique, bien sûr. La mélamine craint la chaleur directe et les températures qui dépassent les 70 °C. Une seule minute dans un four à 180 °C, et l’assiette cloque, se fissure, dégage une odeur âcre. Elle ne redeviendra jamais utilisable.
L’éponge grattante, c’est l’autre ennemie : elle raye la couche de surface et ternit le motif. Le lave-vaisselle à 70 °C ou plus, sur des cycles longs, fait perdre au dessin son piqué. Programme à 50 °C max, et si ton eau est très calcaire, un coup de chiffon sec en sortie de cuve évite le voile blanc.
⚠️ Attention : Ne passe jamais une assiette en mélamine au four ni au micro-ondes. Même trente secondes. La matière se dégrade de façon irréversible et libère des substances que tu ne veux pas dans ta nourriture.
Une place pour le renard dans ta cuisine
La vaisselle, c’est la ponctuation de la pièce où l’on vit le plus. Dans une cuisine qui a du caractère, une assiette à motif unique glissée dans une pile de grès mat blanc réveille l’œil sans surcharge. Pas besoin d’assortir la collection au torchon ou au bol du petit-déjeuner : le renard trouve sa place parce qu’il ne joue ni la faïence de grand-mère ni le catalogue.
Ce qui la fait durer
On nettoie à l’eau tiède savonneuse, éponge douce. Pas besoin de frotter. La surface de la mélamine est non poreuse, les résidus n’accrochent pas. Le lave-vaisselle en quotidien ne la tue pas, à condition de rester sous 50 °C et d’éviter les poudres trop agressives. Si tu n’as qu’une ou deux assiettes de ce type, les laver à la main prend trente secondes et prolonge leur éclat.
Le stockage, c’est là où tout se joue. Empiler sans protection génère des micro-rayures en périphérie. Un simple feutre de protection en coton, voire un essuie-tout recyclé entre deux assiettes, suffit. Mieux encore : range-les debout dans un égouttoir, comme on le fait pour les assiettes en grès. Ça évite les chocs et tu vois le motif tous les jours.
Et si une rayure profonde apparaît ? On assume. Le défaut d’aujourd’hui, c’est la patine de demain.
Pense aussi à ne pas laisser les restes de nourriture sécher jusqu’au béton. Un rinçage rapide avant de l’oublier dans l’évier, c’est bon pour l’assiette et ça évite que les graisses figées terminent dans la plomberie. Une canalisation qui s’engorge, ça commence souvent par des miettes qu’on croit inoffensives.
Questions fréquentes
Le motif passe-t-il au lave-vaisselle ? Oui, à condition de choisir un programme à 50 °C maximum et d’utiliser un détergent doux. Avec le temps, les cycles très chauds peuvent atténuer le piqué du dessin, mais une mélamine bien fabriquée résiste à des lavages quotidiens modérés.
Est-ce que cette assiette convient aux tout-petits ? Absolument. La mélamine est légère, incassable, sans bisphénol A, et ne retient ni les odeurs ni les goûts. Elle pardonne les chutes et les mains encore malhabiles. Un détail : bébé n’y sentira pas le curry de la veille.
Peut-on trouver d’autres motifs dans la même collection ? Ingela P. Arrhenius a illustré toute une ménagerie pour l’édition de vaisselle, mais les assortiments changent selon les fabricants et les années. Plutôt que de chercher le set complet, compose ton propre décor avec des pièces unies, chinées ou dépareillées. C’est bien plus personnel qu’un service acheté d’un bloc.
Votre recommandation sur l'assiette en mélamine ingela p. arrhenius
Trois questions pour adapter la recette à votre cuisine et votre planning.
Merci, voici notre conseil personnalisé sur l'assiette en mélamine ingela p. arrhenius.
D'après vos réponses, le mieux est de reprendre l'article ci-dessus en focalisant sur les passages qui parlent de votre situation : c'est là que se trouvent les recommandations les plus concrètes pour vous. Bonne lecture !